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La Femme Écrevisse, Roman d’Oriane Jeancourt Galignani

Updated: Sep 24

Amsterdam, 1642

Qui ne voudrait pas lire un livre commençant avec Amsterdam, 1642 ? Ça m’intéresse tout de suite! Ce sont les pensées de Margot Dircx Von Hauser qu’on suive. Elle est la gouvernante de Titus, le fils de Rembrandt, et, pendant cinq ans, sa maîtresse.

Rembrandt

En fait, le nom du célèbre peintre Rembrandt van Rijn n’apparaît pas aux premiers chapitres mais tu sais que c’est lui. On parle de son fils Titus, sa maison au Jodenbreestraat à Amsterdam, et de sa peinture La Ronde de Nuit (De Nachtwacht en néerlandais).

Dans ce livre on rencontre trois personnages du même sang, Margot, Ferdinand et Grégoire, qui vivent à trois époques différentes :

· Amsterdam au milieu de 17e siècle

· Berlin 1920

· Paris 1999

Moi, j’aime beaucoup des livres qui se roulent en différentes époques, j’adore retourner au passé et pouvoir établir des liens avec le présent.

Margot

Margot admire une gravure de Rembrandt : une femme sans bras, mais avec des pinces, et un corps avec une tête crustacé. Margot et Rembrandt commencent une relation sexuelle et elle se met à dessiner aussi, avec son aide. Elle devient très jalouse, et aussi obsédé par la gravure.

Porc

J’ai découvert une erreur : en 1647, cinq ans plus tard, leur relation prend fin. Elle lui crie: ‘Tu es un porc, varkensvlees, varkensvlees !’ Je croix que Oriane voulait écrire le surnom Porc en néerlandais, mais on ne dit pas Varkensvlees (c’est le mot Google Translate vous donne ;-). Varkensvlees c’est la viande du porc. On dit varken, ou mieux Zwijn (comme Schwein en allemand). ‘Jij, Zwijn !’. C'est comme ça que la traduction devrait être.

Spinhuis

Soudain on est en 1661 et Margot se trouve dans le Spinhuis à Gouda, une maison pour les femmes perdues et c’est là ou, pour la première fois dans ce livre, la gravure devient un personnage. Margot est en train de reproduire une autre Femme Écrevisse, et la gravure dit : ‘À haute-voix, elle me baptise Femme Écrevisse’. Puis elle la signe de la plume de Rembrandt.

Deuxième partie

La deuxième partie commence avec deux de ses descendants, Grégoire et sa sœur Alice/Lucie. On suit une conversation entre sœur et frère en regardant la gravure à la Salle 33 dans le Louvre. Puis Grégoire fuit à Londres, sans explication. Il dessine aussi. Lorsque leur grand-père Ferdinand meurt Lucie part à Amsterdam ou elle rencontre quelqu’un qui est en train d’écrire un doctorat sur Rembrandt.

Troisième partie

C’est leur grand-père Ferdinand qui parle de ses expériences comme acteur à Berlin dans les années 20. Son père (donc l’arrière-grand-père de Grégoire et Lucie) avait écrit un livre, titré Réflexion sur les dessins de Rembrandt : le signe de la Femme-Écrevisse. Après une (trop) longue partie des aventures de Ferdinand, on apprend que la gravure (de Margot) a survécu les bombardements de la Seconde Guerre mondiale.

À la fin du livre c’est Lucie qui a écrit un livre La Trahison du Petit Homme, ou elle parle de Margot qui était l’inspiration pour Rembrandt et c’est encore la gravure qui nous parle de la Musée de Louvre.

La vérité ?

En vrai Rembrandt avait une maîtresse après le mort de sa femme Saskia, la mère de Titus. Elle s’appelait Geertje Dircx et c’est Geertje qu’il a enfermé dans le Spinhuis à Gouda en vrai. Rembrandt n’a jamais dessiné La Femme-Écrevisse mais beaucoup d’autre gravures !

Mon opinion

Ce roman est étonnant mais je le trouvais compliqué. Je l’ai dévoré quand même, en suivant les héritiers de Margot et de lire d’histoire d’Amsterdam, même en français.

Kristine


La Femme Écrevisse,

Oriane Jeancourt Galignani,

Editions Grasset septembre 2020

MOT DU BLOG: ÉCREVISSE


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